
Votre police d’assurance dort dans un tiroir depuis trois ans. Vous l’avez renouvelée par automatisme, sans vraiment la relire. Soyons francs : c’est le cas de la majorité des entrepreneurs que j’accompagne dans la région de Montréal. Le problème ? Une couverture générique peut vous laisser à découvert exactement au moment où vous aurez besoin de protection. Et là, les mauvaises surprises coûtent cher.
Information importante
Ce contenu est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil en assurance personnalisé. Consultez un courtier d’assurance certifié pour une analyse adaptée à votre situation d’entreprise.
L’essentiel sur l’assurance entreprise adaptée en 30 secondes
- Une déclaration d’activité incomplète peut entraîner un refus d’indemnisation
- 72 % des PME canadiennes ont subi des cyberattaques en 2024, mais seulement 22 % ont une cyberassurance
- Un courtier compare plusieurs assureurs et négocie pour vous, contrairement à un agent lié à une seule compagnie
- Quatre questions simples permettent d’évaluer si votre couverture actuelle est suffisante
Ce que vous risquez vraiment avec une assurance générique
J’ai accompagné Marc l’an dernier. Plombier à Laval depuis 15 ans, il avait ajouté un service de chauffage à son entreprise pour répondre à la demande. Son assurance ? La même depuis l’ouverture. Quand un sinistre est survenu sur une installation de chauffage, l’assureur a refusé de couvrir. L’activité n’était pas déclarée au contrat. Plusieurs milliers de dollars de sa poche.
Risque méconnu : la déclaration d’activité incomplète
Dans mon accompagnement de PME montréalaises, je constate régulièrement que la déclaration d’activité trop vague entraîne des complications lors des réclamations. Ce constat est limité à mon périmètre et peut varier selon l’assureur et le secteur.
Le cas de Marc n’est pas isolé. L’erreur la plus fréquente que je rencontre ? Les entrepreneurs qui font évoluer leurs services sans mettre à jour leur contrat. Une boutique qui commence à livrer. Un consultant qui embauche. Un restaurant qui ouvre une terrasse. Chaque changement peut créer un trou dans la couverture.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon une enquête KPMG de 2024, 72 % des dirigeants de PME interrogés affirment avoir subi des cyberattaques au cours de l’année, contre 63 % en 2023. La menace augmente. Pourtant, d’après Statistique Canada, seulement 22 % des entreprises canadiennes avaient souscrit une assurance cyberrisques en 2023.
Franchement, c’est jouer avec le feu. Une assurance responsabilité civile de base, sans couverture erreurs et omissions pour une entreprise de services, ça ne tient pas la route en 2025. Les risques ont changé. Les contrats doivent suivre.
Les 4 questions que votre assureur actuel n’a peut-être pas posées
Quand avez-vous vraiment magasiné votre assurance pour la dernière fois ? Pas juste renouvelé — magasiné. Comparé. Posé des questions. Sur le terrain, la réalité est que beaucoup d’entrepreneurs renouvellent par automatisme. Le problème, c’est que les risques évoluent plus vite que les contrats.
Votre couverture actuelle est-elle suffisante ?
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Votre description d’activité au contrat correspond-elle exactement à ce que vous faites aujourd’hui ?
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Connaissez-vous le montant de votre franchise et pouvez-vous l’assumer sans difficulté ?
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Avez-vous une couverture pour les cyberrisques (vol de données, rançongiciel) ?
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La valeur assurée de vos équipements reflète-t-elle leur coût de remplacement actuel ?
Si vous avez répondu non à une seule de ces questions, il y a matière à creuser. Je ne dis pas que votre assurance est mauvaise. Je dis qu’elle mérite d’être vérifiée. Certains secteurs, comme l’assurance spécifique des industries électroniques, nécessitent des garanties particulières qui ne figurent pas dans les contrats standards.
Bon à savoir sur les cyberrisques : Selon une étude sur les sinistres cyber 2024, le coût total moyen d’un incident sur cinq ans s’élève à environ 782 560 $ CA par entreprise touchée. Les rançongiciels représentent à eux seuls 45 % des sinistres.
Les dossiers que j’ai traités montrent une constante : les entrepreneurs sous-estiment souvent la valeur de leurs équipements. Ils déclarent le prix d’achat d’il y a cinq ans, pas le coût de remplacement aujourd’hui. En cas de sinistre, l’écart fait mal.
Comment un courtier identifie les angles morts de votre protection
Quelle différence entre un courtier, un agent et un assureur direct ? C’est une question que j’entends chaque semaine. La réponse tient en un mot : indépendance. Un agent travaille pour une seule compagnie. Un courtier certifié par la Chambre de l’assurance de dommages compare plusieurs assureurs et négocie en votre nom.

En accompagnement client, je constate que la vraie valeur ajoutée n’est pas seulement le prix. C’est l’accompagnement quand ça va mal. Quand vous devez déclarer un sinistre à 22 h un vendredi, qui répond ? Quand l’assureur conteste, qui négocie pour vous ? Ce sont des questions à poser avant de signer. Si vous cherchez une assurance pour entreprise, la qualité de l’accompagnement compte autant que le tarif.
Courtier vs assureur direct : ce que ça change vraiment
Les Plus du courtier
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Compare plusieurs assureurs pour trouver la meilleure offre
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Vous accompagne en cas de sinistre pour défendre votre dossier
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Analyse vos risques spécifiques selon votre secteur
Les Moins du courtier
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Pas d’accès aux produits exclusifs de certains assureurs directs
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Délai parfois plus long pour obtenir une soumission complexe
Voici comment se déroule généralement une prise en charge avec un courtier :
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Analyse des risques avec le client -
Réception des soumissions comparatives -
Choix et signature du contrat -
Vérification de la conformité des certificats
Vos questions sur l’assurance entreprise adaptée
Est-ce qu’une assurance adaptée coûte forcément plus cher ?
Pas nécessairement. Une couverture sur mesure peut même coûter moins cher si elle élimine les garanties inutiles à votre activité. Le vrai coût, c’est celui d’un sinistre non couvert.
Mon entreprise est petite, ai-je vraiment besoin d’une cyberassurance ?
Les PME sont des cibles privilégiées parce qu’elles sont souvent moins protégées. Si vous stockez des données clients ou utilisez des systèmes informatiques pour vos opérations, la question mérite d’être posée à votre courtier.
Comment savoir si mon courtier est certifié au Québec ?
Les courtiers en assurance de dommages doivent être certifiés par la Chambre de l’assurance de dommages. Vous pouvez vérifier leur certification sur le registre public de l’Autorité des marchés financiers du Québec.
À quelle fréquence devrais-je réviser ma couverture ?
Au minimum une fois par an, à chaque renouvellement. Mais aussi dès qu’un changement majeur survient : nouvelle activité, nouvel équipement, embauche, déménagement. Ces événements peuvent créer des trous dans votre protection.
Les questions d’assurance ne sont pas les plus excitantes à traiter quand on gère une entreprise. Je le sais. Mais c’est justement pour ça que l’accompagnement d’un professionnel fait la différence : vous gagnez du temps et vous dormez tranquille.
La prochaine étape pour vous
Si vous ne devez retenir qu’une chose, c’est ça : une assurance entreprise adaptée n’est pas un luxe, c’est une nécessité. Les risques évoluent, votre couverture doit suivre. Je recommande toujours de commencer par une révision honnête de son contrat actuel avec les quatre questions mentionnées plus haut.
Votre plan d’action immédiat
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Sortez votre contrat actuel et vérifiez la description d’activité déclarée
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Listez les changements survenus dans votre entreprise depuis le dernier renouvellement
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Prenez rendez-vous avec un courtier certifié pour une analyse sans engagement
Une entreprise bien protégée, c’est une entreprise qui peut se concentrer sur ce qui compte vraiment : ses clients, ses projets, sa croissance. Pour aller plus loin dans le développement de votre activité, vous pouvez aussi explorer comment une approche structurée de marketing digital pour votre entreprise peut compléter vos efforts de protection et de développement.
Précisions sur les couvertures mentionnées
- Les garanties et exclusions varient selon les assureurs et les contrats spécifiques
- Les montants et exemples mentionnés sont indicatifs et peuvent différer selon votre secteur et votre région
- Chaque entreprise présente des risques uniques nécessitant une analyse personnalisée
Pour une évaluation adaptée à votre situation, consultez un courtier d’assurance certifié par la Chambre de l’assurance de dommages du Québec.