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Mer, Sep
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Samedi 6 août se déroulait, avec cinq heures de retard sur la France, la première soirée des Jeux olympiques de Rio. Pendant que vous dormiez, voici ce qui s’est passé.

  • Natation : un bassin miraculeux ?

Les premiers lauriers de natation ont été attribués samedi soir dans la piscine du parc olympique de Rio, où le public a eu droit à deux records du monde : celui du 400 m 4 nages féminin, pulvérisé par la Hongroise Katinka Hosszu (4’26’’36), qui possédait déjà le précédent (4’29’’89) ; et celui du relais 4 x 100 m féminin, amélioré par les Australiennes qui en étaient déjà les détentrices (3’30’’65 contre 3’30’’80).

Bonne soirée dans l’eau pour l’Australie, puisque Mack Horton s’est offert l’or sur 400 m, devant le Chinois Sun Yang. Enfin, sur 400 m 4 nages messieurs, on retrouve deux Japonais sur les marches les plus hautes (Kosuke Hagino) et basse (Daiya Seto) du podium, avec un Américain entre les deux (Chase Kalisz).

  • Brésil, Russie, premières médailles

En attendant un titre, le pays hôte a pu s’enflammer pour la première médaille d’un de ses représentants. Elle est en argent, et elle pend au cou de Felipe Almeida Wu, deuxième du tir au pistolet à 10 mètres derrière le Vietnamien Hoang Xuan Vinh. Première médaille également pour une autre délégation particulièrement scrutée à Rio, celle de Russie : le judoka Beslan Mudranov s’est adjugé le titre de la catégorie des moins de 60 kilos.

  • Tennis : surprises, surprises

Mauvaise surprise, en l’occurrence, pour la paire Kristina Mladenovic/Caroline Garcia, tenante du titre à Roland-Garros, mais sortie dès le premier tour à Rio par les peu redoutables Japonaises Misaki D

  • Basket : la dream team en démonstration

Les Américains n’ont pas fait de détail pour leur entrée en matière, et ce sont les Chinois qui ont eu l’honneur de se faire pulvériser les premiers : 119-62, 57 points d’avance. On voit mal quelle équipe empêchera celle entraînée par Mike Krzyzewski de triompher dans deux semaines.

oi et Eri Hozumi (6-0, 0-6, 6-4). Si l’on a bien compris les tweets rageurs, que d’aucuns qualifieront de caprice d’enfant gâté, de Kristina Mladenovic, la responsabilité de cette défaite revient à la Fédération française de tennis, coupable de ne pas avoir averti les joueuses que le CIO imposait que les deux partenaires jouent dans une tenue de couleur identique.

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Le footballeur argentin Lionel Messi a été condamné, mercredi 6 juillet, à vingt et un mois de prison par la justice espagnole qui l’a reconnu coupable de trois délits et d’avoir soustrait un total de 4,1 millions d’euros au fisc. L’attaquant du FC Barcelone s’est également vu infliger une amende de près de 2 millions d’euros.

Les avocats du footballeur ont annoncé dans la soirée qu’il allait faire appel de cette condamnation. L’appel, écrivent les conseils du joueur dans un communiqué, « finira par donner raison à la défense » et la décision des juges « démontrera que Leo s’est toujours comporté correctement, tout comme son père ». Ce dernier, Jorge Messi, également poursuivi, a lui aussi été condamné à vingt et un mois de prison et au versement d’une amende d’environ 1,5 million d’euros.

Cependant, la peine de prison prononcée étant inférieure à vingt-quatre mois, Lionel Messi ne devrait pas être incarcéré et devrait bénéficier d’un régime probatoire.

« Au courant de rien »

Cette peine est supérieure aux réquisitions du parquet, qui avait demandé, vendredi, la relaxe du footballeur – « au courant de rien », selon lui , mais demandé une peine de prison d’un an et demi pour son père, qui gérait ses affaires. De son côté, le représentant du Trésor public – « l’avocat de l’Etat » avait demandé la condamnation du père comme du fils à vingt-deux mois et demi de prison et une amende équivalente au montant de la fraude.

Dans le jugement, l’audience provinciale de Barcelone a estimé que le joueur avait décide de « rester dans l’ignorance » au sujet des manœuvres fiscales dont il bénéficiait.

Entre 2007 et 2009, les Messi auraient mis en place un montage de sociétés au Royaume-Uni, en Suisse, au Belize et en Uruguay pour éviter de payer au fisc espagnol les impôts sur les droits à l’image du footballeur. Ces droits, que la star obtenait de la part de marques, comme Adidas, Pepsi ou Danone, se retrouvaient ainsi en Uruguay. Les sociétés étaient créées et administrées par des avocats barcelonais qui avaient le père du joueur comme interlocuteur.

Le FC Barcelone a aussitôt publié un communiqué pour exprimer son soutien à Lionel Messi et à son père : « Le club considère que le joueur a déjà régularisé sa situation et n’a aucune responsabilité pénale » dans cette affaire. En septembre 2013, le fisc espagnol avait confirmé que la vedette du Barça lui avait remboursé la somme de 5 millions d’euros.

L’annonce de l’arrêt de sa carrière internationale

Selon les informations du Monde et du Consortium international des journalistes ICIJ, les « Panama papers » révélaient que la star du Barça et son père étaient devenus, le 23 juin 2013, les bénéficiaires économiques de Mega Star Enterprises, une société domiciliée au Panama et créée par Mossack Fonseca, à peine plus de dix jours après la plainte de la justice espagnole pour fraude fiscale. En décembre 2015, Jorge Messi en était devenu l’actionnaire unique.

Cette condamnation intervient quelques jours après l’annonce, par Lionel Messi, de l’arrêt de sa carrière internationale avec la sélection argentine. Le 26 juin, le joueur de 29 ans avait créé la stupeur dans son pays en déclarant, après la défaite de son équipe face au Chili en finale de 100e Copa America et un tir au but raté dans la séance finale de tirs au but, qu’il ne porterait plus le maillot de l’Albiceleste.
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